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Portraits

Evan de Bretagne, Youtubeur et ambassadeur BZH sur le web

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Evan de Bretagne est en pleine ascension. Le Youtubeur breton, originaire de Plouharnel et installé la semaine à Paris pour son travail, s’offre régulièrement des cures de Bretagne, en fait des vidéos et rassemble une belle communauté sur les réseaux sociaux… En un an et demi, il a cumulé plus de 2 millions de vues. Rencontre avec un Morbihannais de 27 ans qui aime sa région et surtout les gens qui la font.

Zapcity : Youtubeur, c’est un peu un mythe, ça fait rêver d’être suivi par des milliers de personnes… Comment est-ce que tout ça a commencé ?
J’ai créé mon blog en novembre 2015, un peu sur un coup de tête. Je suis responsable d’une équipe événementielle à Disneyland Paris depuis 8 ans. J’ai une formation audiovisuelle, une petite caméra GoPro, et j’ai eu envie de passer du temps avec le crêpier de mon village d’origine, à Plouharnel, parce que je savais qu’il avait des choses à raconter et à partager. On est allé ensemble sur le marché, on a cuisiné, j’ai posté ma première vidéo sur Facebook et YouTube. Et j’ai fait 20 000 vues en une semaine ! Je pensais sincèrement que ma famille et mes amis allaient liker et que ça s’arrêterait là… Mais l’Office de tourisme de Plouharnel a partagé, puis d’autres. Bref, le reste, c’est un peu la magie des réseaux sociaux…

ZapCity : cest ainsi quon devient « Youtubeur »…
Oui alors je vais tout de suite casser le mythe du Youtubeur qui cartonne et devient riche en quelques mois. Moi, en un an et demi, je crois que j’ai gagné 50 € ! Il faut faire des millions de vues pour commencer à gagner quelque chose ! Bien sûr, quand tu commences à avoir une notoriété et une visibilité, tu es approché par les marques… Mais je refuse de faire de la publicité pour des rillettes de thon ou des bols en céramique, ce n’est pas dans mes valeurs, ce serait trahir ce que je suis et ce que j’ai construit depuis un an et demi.

ZapCity : ton « fond de commerce » à toi, ce sont les Bretons…
Oui, je parle des Bretons qui font le sel de la région, les belles personnes, celles qui ont une passion. Ce qui guide ma curiosité, c’est ça : des portraits de passionnés. Une fois que j’ai « repéré » quelqu’un ou quelque chose, je recherche un angle original, pour faire partager à travers ce portrait un savoir-faire, un métier, un lieu qu’on ne connaissait pas comme ça… Je viens faire des repérages en amont, je passe beaucoup de temps à chercher et recouper des infos sur Internet…

ZapCity : Et ça fonctionne…
En général, mes vidéos font entre 200 000 et 250 000 vues, c’est assez dingue…Celle pour le lancement de la LGV (Ligne à Grande Vitesse) avec le président Macron sur le quai de la gare de Rennes avec nos planches de surfs, dans le cadre de la campagne « Passez à l’Ouest », a même fait plus d’un million de vues !

ZapCity : Est-ce qu’il y a un « style » Evan de Bretagne ?
Je suis un jeu breton dynamique, qui rigole facilement et aime être dans l’auto-dérision, et je me mets en scène : c’est peut-être ça qu’aiment les gens. J’aime bien ce côté « artisanal », avec ma caméra à bout de bras. C’est loin d’être parfait, j’ai parfois le bras qui tremble quand certaines séquences durent un peu, mais c’est ma façon de faire passer le message ! Et mon message à moi, en bon Breton un peu têtu, c’est le développement durable, la sauvegarde du patrimoine, la préservation de la faune et de la flore. J’essaie de faire passer des valeurs, à ma petite échelle, à travers des vidéos funs. Ca fonctionne plutôt pas mal ! Pour la petite anecdote, j’ai fait une vidéo avec le garde du littoral à Ploumanac’h, une belle rencontre, pleine de nature, mais un sujet pas forcément facile ni propice à la rigolade… Et bien le garde m’a dit qu’il était passé sur France2 il y a un an et qu’il y avait beaucoup moins de personnes qui lui en avaient parlé ! Je touche une population très large, dont beaucoup de jeunes qui délaissent finalement de plus en plus les médias traditionnels…

« On commence à me reconnaître dans la rue, c’est assez étrange. Bon, ça n’arrive qu’en Bretagne, pas à Paris ! »

ZapCity : Qui sont les gens que tu mets en avant ?
Aujourd’hui, j’en suis à une vingtaine de vidéos. J’essaie d’en sortir une ou deux par mois, mais ce n’est pas toujours évident, parce que j’ai quand même un vrai travail à côté ! J’ai fait des rencontres magnifiques, dans des styles complètement différents : je suis allé voir le gardien du phare de Belle-Île, en plein hiver, qui une fois à la retraite sera remplacé par un système automatique. C’est un métier qui disparaît, ça m’intéressait d’en parler… J’ai aussi rencontré une brodeuse à Rochefort-en-Terre. C’était une très belle rencontre, parce qu’elle vit dans un cocon, parle tout bas ; elle s’est fait violence et m’a accueilli dans son univers… J’ai également cuisiné avec le chef du palace parisien Georges V, qui est breton, j’ai été contrôleur du Tire-Bouchon, le train qui relie Auray à Quiberon l’été, j’ai appris la danse bretonne, suis allé en forêt de Brocéliande à la rencontre d’une conteuse… Je prends vraiment beaucoup de plaisir à chaque fois, c’est très intense ! Et je touche du bois : pour l’instant, personne ne m’a refusé une rencontre !

ZapCity : De quoi en faire ton futur métier ?
J’adorerais ! Devenir chroniqueur à la radio ou à la télé, j’avoue que ça me tente de plus en plus. Je vois que ce que je fais plaît, alors pourquoi pas !

Pour retrouver tout l’univers : www.evandebretagne.fr

En chiffres

200 000 : c’est désormais la moyenne de vues de chaque nouvelle vidéo, partagée via Facebook principalement

2 millions : le cumul des vues sur Facebook et You Tube de toutes ses vidéos

7129 : ses followers sur Facebook, où il est très actif

 

Insolite

Le blog d’un retraité vannetais fait plus d’1 million de vues !

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Dominique Cado n’est pas un retraité comme les autres. Avec son « petit » blog sur la course à pied – sa passion et celle de 11 millions de Français – ce Vannetais de 65 ans, ancien gros fumeur,  a réunit en 3 ans une communauté de plus d’un million de personnes partout dans le monde ! Ce qui a séduit les internautes : un ton différent et sans compromis, celui « d’un coureur lambda qui parle aux autres coureurs lambdas ».

Comment cette aventure a-t-elle commencé ?
J’étais formateur, professeur de cuisine à l’AFPA à Vannes. Ma vie a basculé le jour où j’ai eu un souci de santé, assez sérieux. Une belle trouille médicale, en quelque sorte. Pendant que j’attendais les résultats, je me suis promis que si je n’avais rien de grave, j’arrêterais de fumer définitivement. Il faut dire qu’à cette époque je fumais deux paquets de cigarette par jour ! Je fumais depuis mes 14 ans et mes premières cigarettes m’ont été offertes par mon père vers l’âge de 14 ans… Ca peut paraitre fou de dire ça, mais c’était une époque où, si tu ne fumais pas, tu n’étais pas un homme…

Vous avez décidé donc d’arrêter de fumer…
Oui, dans ma tête, j’ai arrêté en 3 secondes ! Dès que mon radiologue m’a annoncé qu’il n’y avait pas de souci, j’ai arrêté. Je venais d’acheter deux paquets, ils doivent encore être quelque part à la maison… Mais le corps, il lui a fallu 6 mois pour se désintoxiquer ! Il y avait un véritable manque physique, les nuits en sueur, la bouffe pour compenser, bien aidé par mon travail… J’ai pris 10 kg, j’ai remplacé les cigarettes par les Chupa Chups et ces délicieux bonbons au caramel, les Werther’s, dont je faisais une consommation totalement irraisonnable. J’avais 49 ans et tous mes compteurs sanguins étaient dans le rouge…

« Je ne pensais pas arrêter de fumer. Ce qui m’a permis de le faire, ce n’est pas la volonté, c’est la trouille ! »

C’est comme cela que vous vous êtes mis à la corse à pied ?
J’y ai bien été obligé ! Quand mon médecin m’a vu, il m’a proposé un drôle de triathlon : la natation, les médicaments ou la course à pied. Je nage comme un menhir et je n’étais pas prêt à me bourrer de médocs, alors j’ai pris la troisième option… Totalement contraint et forcé. J’avais une petite voix dans ma tête qui me disais : « je te connais, tu vas abandonner »… Ce n’était absolument pas un plaisir, c’était vraiment un médicament dans un premier temps. Courir, je voyais ça comme un truc horrible… Quand je voyais des gens courir sous 30°C en plein cagnard, je les traitais de fous…

Vous êtes devenu coureur, pourtant…
Je suis allé faire mes premiers tours au stade de Kercado, à côté de chez moi. Je faisais 2 ou 3 kilomètres… C’était affreux. Et pourtant un jour je dis à ma femme : « Pour mes 50 ans, je me paye le marathon ! ». Et je l’ai fait ! Un an plus tard, je bouclais le marathon du Mont St Michel ! J’ai tout appris auprès d’un cardiologue vannetais, lui-même marathonien, j’ai fait des tests à l’effort, etc. Il pensait sans doute ne jamais me revoir, il m’a revu ! Parce que pendant toute cette préparation, je suis retombé dans l’addiction… J’ai remplacé 40 cigarettes par jour par 50 km par semaine… J’ai refait deux autres marathons dans les 10 mois, celui de Vannes et celui de Paris. Sachant qu’il faut 12 semaines de préparation, ça fait 36 semaines dans une même année, c’est n’importe quoi. Bref, j’ai fait tout ce qu’il ne fallait pas faire…

« Je suis retombé dans l’addiction : j’ai remplacé 40 cigarettes par jour par 50 km par semaine »

Vous apprenez tout seul, finalement…
J’ai couru comme ça pendant 8 ans. Et puis il y a environ 5 ans, on me demande de préparer un petit guide pour des amis qui préparent le marathon. Par relation, le magasin Intersport Vannes, que je connais bien, me dit que ça pourrait l’intéresser… Ce qui était un brouillon sur 15 pauvres pages A4 devient donc un livret, tiré quand même à 7000 exemplaires… J’étais surpris de cette confiance : à 2 € le guide, ils misaient quand même 15000€ sur un inconnu… Et là, le petit guide marche super bien ! Mon fils me dit alors qu’il faudrait que je pense à ouvrir un blog, pour donner mes infos, mes conseils… Je n’y ai pas réfléchi très longtemps parce qu’effectivement, j’avais donné des infos dans ce guide, mais pas assez. Il y avait une sorte de frustration.

Le blog « La Ligne bleue » nait alors, en 2013…
Je me lance il y a 4 ans environ, et comme j’aime les objectifs, je m’en fixe un de plus : publier un conseil par semaine. Aujourd’hui, il y a plus de 200 articles, le blog est lu dans 140 pays et a cumulé depuis son ouverture plus d’un million de visites. C’est complètement dingue…

Qu’est ce qui a fait le succès de « La Ligne Bleue » ? 
Je suis un coureur lambda. Pas un champion. Je fais partie du gros du peloton, je ne cherche pas à faire de bons chronos… L’idée de ce blog, c’est de donner des conseils, des astuces, de simplifier les données mathématiques… J’aime décortiquer, vulgariser, résumer des notions qui sont ailleurs expliquées sur 4 pages et que moi je simplifie et rend accessibles… Mes lecteurs, ce sont les coureurs lambdas du dimanche matin, ils ont pas trois heures pour me lire… Je ne veux pas tout dire, je ne veux pas noyer l’info mais au contraire aller à l’essentiel. C’est mon métier de formateur qui m’a appris ça…

« Le blog rend toutes les infos sur la course à pied accessibles et faciles à lire »

J’aborde des questions que les coureurs de base se posent, comme par exemple la VMA (Vitesse Maximale Aérobie). On vient au monde avec avec un Vo2 inné. Le Vo2, c’est cette capacité à prendre de l’oxygène par la respiration et à le redistribuer aux muscles qui travaillent. Ce chiffre est, grâce à l’entrainement, améliorable au mieux de 25 à 30 %. Il y a donc une limite infranchissable physiologiquement, on n’y peux rien ! Ca ne sert à rien d’envier les champions ou de s’entrainer 365 jours sur 365 si on ne connait pas sa VMa, qui découle directement du Vo2 ! (Lire ICI et ICI les pages du blog de Dominique qui l’expliquent)

« La Ligne Bleue » a tout de suite trouvé son public ? 
J’ai revu il y a peu de temps un « souvenir Facebook » datant de deux mois après l’ouverture du blog. J’y écrivais :  « Génial, 7000 clics! ». C’était déjà énorme, je ne pensais pas à ce moment là que je dépasserais le million ! Le blog a fait son chemin tout seul, par le bouche à oreilles. Et puis, je pense que le ton et le style plaisent ! C’est facile, ludique, simple à lire… J’apporte ce que je suis, sans compromis, sans chercher à me donner le beau rôle. Je crois que les lecteurs apprécient cette franchise ! Je n’ai aucune formation d’écriture mais je prend beaucoup de plaisir à écrire ! Et puis il est illustré par un dessinateur génial, Sébastien Lamart, Vannetais lui aussi. Il dessine une petite caricature chaque semaine, avec sa mouette qui n’aime pas la course à pied..

Le blog a donné vie à un livre, au début de l’année 2017, qui se vend lui aussi très très bien…
Le livre est arrivé parce que beaucoup de personnes me demandaient, à travers mon blog, « mais qui est tu, toi ? ». J’ai fait ce livre pour parler de mon expérience personnelle, et je l’ai organisé comme un abécédaire . A comme ampoule par exemple… C’est à la fois sérieux et décalé, il y a des infos et de l’humour, mes réussites et mes galères…

Le running est devenu hyper tendance. Il y a 11 millions de pratiquants en France, et environ 8 millions qui font de la compétition.

C’est une vie de retraité bien active, ça !
La gestion du blog, et surtout le SAV, le service après-vente, les conseils, tout cela me prend à peu près 2 h par jour. Là, par exemple, je viens de finir la préparation d’une Canadienne qui m’a contacté pour que je lui prépare ses 12 semaines d’entrainement avant le marathon d’Ottawa… Et puis je cours toujours,3 à 4 fois par semaine, et je fais 4 à 5 courses par an. Parfois je n’ai pas envie, mais la tête réclame… Alors certains jour je dis à ma femme : « je vais faire 1h cholestérol »… C’est une façon de dire que j’y vais sans plaisir. Mais au bout de 45 mn d’endurance, le corps fabrique des endorphines, un dérivé de la morphine. C’est pour ça que les gens sont addicts !

Mais au fait, pourquoi « La Ligne Bleue » ? 
La ligne bleue, sur les marathons, c’est cette ligne en continu qui dessine les 42,195 km… Tout simplement, elle est dessinée en bleu sur la route…

Lien : www.lalignebleue.net

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Culture

Justine Morvan, 24 ans, vannetaise et auteure !

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Justine Morvan est étonnante. A 24 ans, la jeune Vannetaise vient de sortir son premier roman, Oracle. Ou plus précisément le tome 1 -Korrigans- d’une saga littéraire déjà prévue en quatre tomes. Publiée très jeune, plébiscitée sur les réseaux sociaux et chez les libraires pour son style « à la frontière du monde celtique et de l’urban fantasy », elle savoure avec gourmandise et enthousiasme ses premiers pas d’auteure. Rencontre.

Comment devient-on auteur à seulement 24 ans ? 
J’ai bien conscience de ma chance. C’est un privilège d’être éditée si jeune… Il y a tellement d’appelés et si peu d’élus ! J’ai toujours écrit, depuis toute petite j’ai des histoires plein la tête, mais je pensais essuyer 60 refus, et peut-être, à la 61e tentative, avoir la chance d’être choisie… J’ai encore du mal à me dire que je suis écrivain, disons que je suis auteure… Il y a encore 8 mois, j’écrivais seule dans mon placard !

Qu’est ce qui a fait la différence ? 
Chaque moment de notre vie est lié à des rencontres. J’étais étudiante en édition -je lisais donc les livres des autres- et un de mes professeurs, Thierry Jamet, m’a proposé de faire mon stage de fin d’étude dans sa maison d’édition. En discutant un jour de la littérature celtique, qui me passionne parce que j’ai été nourrie depuis toute petite à ces contes et légendes bretons grâce à mes grands-parents, je lui dit qu’il lui manque quelque chose. Je n’avais pas l’impression, moi, à 23 ans, que cette culture celtique appartenait à ma génération, qu’on ne faisait que nous la transmettre mais qu’il est, en quelque sorte, interdit d’y toucher.

Ecrire, c’est lire beaucoup

C’est quand on dit aux enfants de ne pas toucher qu’ils ont envie de le faire…
Exactement ! Et moi, je suis une enfant des années 90, je suis Marty McFly (« Retour vers le Futur, ndlr), j’ai vu les séries avec les premiers effets spéciaux, l’arrivée des nouvelles technologies, les portables, Internet… J’ai dit à Thierry Jamet que je voulais mixer la culture celtique, ses légendes avec dragons, korrigans et elfes de toutes sortes, avec la pop culture de Matrix, Tarantino, Supernatural, Doctor Who, Les Goonies, Jurrasic Park, Harry Potter… Bref, toute cette culture geek que j’adore ! J’avais envie de reprendre ce patrimoine existant, que l’on m’a transmit, et de l’adapter à ma génération. Parce qu’il est impossible d’accepter, quand on a 20 ans, que notre culture soit figée et intouchable !

Comme l’ont fait les Japonais ? 
Le Japon est un pays qui a su récupérer ses mythes fondateurs pour en faire des mangas, des films… Les Japonais ne sont pas allés chercher plus loin que ce qu’ils avaient déjà. Ils ont dépoussiéré, customisé… et tous les jeunes japonais connaissent les vieilles légendes bestaires, les contres traditionnels, les légendes anciennes. Et c’est hyper classe d’aimer ça !

Il m’a fallu 8 mois pour le 1er tome, de la création du scénario à la rédaction du roman, en intégrant aussi toutes les recherches

De quoi parle le tome 1 d’Oracle, Korrigans ?
Pour résumer, disons que des créatures inoffensives depuis 500 ans se sont remises à tuer des gens. Le mal se répand, une espèce de folie collective s’empare des habitants. Mais d’où vient-elle, et surtout pourquoi tous les suspects disent-ils exactement la même chose lorsqu’ils sont interrogés alors qu’ils ne se connaissent pas ? Mon héroïne, Youna Keriadec est une semi-elfe. Elle dirige l’Unité 29, composée de Netun, un korrigan particulièrement mauvais et cynique, de Talmad, un faune muni de prothèses bioniques, et d’Eliaz, un technokinésiste, c’est-à-dire un spécialiste des impulsions électriques traitées par la magie. Mes personnages évoluent dans le monde parallèle du binaire, ont parfois 450 ans ou plus, les sirènes se promènent sur terre en fauteuil roulant car évidemment elles n’ont pas de pieds… C’est de l’urban fantasy, c’est à dire que mes personnages évoluent dans un univers qui ressemble au notre, au contraire de l’héroic fantasy, qui s’éloigne elle dans des mondes à part, totalement inventés.

« Korrigans » est le premier des quatre tomes de la saga Oracle, écrite par Justine Morvan. ©DR

Quel est ton style, ta patte…
Je ne vois pas l’intérêt d’écrire ce qui a déjà été fait. Je veux casser les codes, proposer quelque chose d’inattendu et de complètement nouveau. Une de mes lectrices de 79 ans m’a dit qu’elle n’y connaissait rien à l’urban fantasy mais qu’elle a adoré, et surtout qu’elle a tout compris ! C’est flatteur ! Je suis une Bretonne multiculturelle. maillon d’une famille arc-en-ciel, un peu algérienne, un peu haïtienne… Forcément, c’est une dimension qui se reflète dans le roman. Mon héroïne est un elfe, mais pas comme ceux de Tolkien : elle est noire avec de grandes dreadlocks et est à moitié congolaise. Chez les humains, elle se heurte aux autres humains à cause de sa couleur de peau, et chez les elfes elle n’est pas acceptée car à demi-humaine par son père. Il y a une constante chez tous mes personnages : aucun n’a une petite vie parfaite. Handicapés, dépressifs, démolis par le divorce de leurs parents, ils peuvent tous se dire qu’ils ne partent pas avec une quinte flush dans le vie, mais ils ont tous la volonté de se battre. Pour eux et pour les autres. C’est aussi une façon de dire aux ados qui me lisent et qui ont des idées noires que s’ils le décident, leur vie peut être bien différente… Et que ce personnage qui leur ressemble, qui est comme eux, et bien il est badass !

Le roman parle à tous, et pas uniquement aux fans d’urban fantasy ou de littérature « young adult »…
Le tome 1 d’Oracle est un thriller. Il y a du suspens, une enquête… Je voulais qu’en arrivant au dernier chapitre, le lecteur soit surpris, qu’il tombe de sa chaise. Les lecteurs me disent que je les ai laissé au bord d’un cliffhanger, un bord de falaise… Ils ont accroché à l’histoire et aux personnages, et ils veulent maintenant connaître la suite ! C’est très gratifiant, ça veut dire que j’ai su mettre les indices là où il faut, que l’intrigue n’était pas trop évidente… J’ai lu quelque part qu’il existe deux types d’auteurs : les architectes, qui ont un plan d’action, savent d’où ils partent et où ils vont, et les jardiniers, qui eux plantent une graine puis voient comment elle pousse. Moi je fais des classeurs de recherche, je compile énormément d’informations, je fais des fiches, et j’ai même un grand tableau blanc, un peu comme dans Esprits Criminels, avec des grands traits dans tous les sens ! Je sais que mon roman est abouti quand j’ai vérifié que chacune des lignes dessinées est résolue.

Le tome 2 sera disponible en avant-première au salon du livre de Vannes, en juin 2018

Les premiers retours sont excellents, vous vous y attendiez ? 
Le tome 1 d’Oracle est sorti en juin. Il a été tiré à 2500 exemplaires, et plus de la moitié est déjà vendue (son éditeur, au téléphone, confirme les chiffres et annonce avoir déjà calé un retirage avant la fin de l’année). Le livre est disponible dans 457 points de vente sur toute la France. C’est juste énorme ! Je travaille sur le tome 2, qui sortira en juin 2018 et sera disponible en avant-première au salon du livre de Vannes. Les retours des lecteurs sont fous, ils me harcèlent pour connaître la suite !

Au téléphone, son éditeur Thierry Jamet confirme : « C’est toujours très difficile de savoir si un livre va fonctionner. Mais il était suffisamment original, dans le ton et dans la forme, pour qu’il trouve son public. La plupart des libraires qui l’ont lu l’ont beaucoup apprécié : c’est un excellent indice pour la suite des ventes ! »

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Commerces

Dandy Breton, la nouvelle marque pour homme « made in Vannes »

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Des bretelles, un petit noeud pap’… Le logo un peu vintage de Dandy Breton donne le ton : une marque chic et sobre, conçue pour les hommes et les petits garçons. Derrière cette collection de vêtements, un trentenaire vannetais stylé qui sait où il va, Luca Salvatore.

Depuis juin, vous en avez peut-être croisé… Des « Commandant Costaud » ou des « Mâle du Pays » en promenade dans une rue bretonne, accompagnés pourquoi pas de leur fiston arborant fièrement un tee-shirt « Pince mi, pince moi »… A moins que ça ne soit, un jour un peu frais, le duo père-fils habillé des sweats « Apéro sur le port » pour le grand et « Diabolo sur le port » pour le petit… Car la marque de Luca Salvatore, aux jeux de mots humoristiques bien tournés, fait son petit bout de chemin…

A 30 ans, Luca Salvatore lance sa marque de vêtements, Dandy Breton © ZapCity

« L’idée d’une marque de vêtement m’est venue lors d’un voyage à l’étranger, raconte le trentenaire. Avec ma copine Anouk, originaire de Vannes, on était dans une vie parisienne qui ne nous convenait plus, alors on a tout plaqué pour partir au bout du monde ». Ce sera l’Asie, pour un road-trip en sac à dos pendant 4 mois, où ils découvrent le Vietnam, le Cambodge, l’Indonésie, Bali…Et là-bas, dans une ruelle improbable de Phnom Penh, la capitale du Cambodge, alors qu’ils recherchent un coin pour manger, ils tombent…  sur une crêperie bretonne ! « C’était totalement incongru de retrouver un coin de Bretagne si loin de chez nous ! » se souvient Luca. Interpellé, et surtout surpris par le nombre de Bretons croisés au fil de ses expéditions, il sent qu’il y a quelque chose à faire « pour fédérer les Bretons. C’est une identité forte, qui se remarque et se démarque partout dans le monde. Je n’étais pas forcément dans l’idée du vêtement au départ, mais dans un projet qui parle à tous les Bretons ou ceux qui aiment la Bretagne ».

« Les Bretons sont voyageurs, et ils sont tellement fiers d’être Bretons ! Il fallait trouver un élément pour fédérer cette identité »

Une collection bretonne… loin des clichés bretons

Luca Salvatore revient en France, reprend sa « vie d’avant » de promoteur immobilier, puis craque et repart en Australie sur un coup de tête, avec un passage par le Japon. Un an plus tard, le retour en France est cette fois-ci le bon. « J’ai mûri mon projet. J’aimais les vêtements, mais la mode bretonne me semblait trop cliché, limitée aux cirés et aux bottes jaunes, et à la sempiternelle marinière… ». En moins d’un an, il se met en quête d’un atelier de confection, de designers pour ses modèles et son site internet, avec un objectif clair : « intégrer au maximum des gens du coin, embarquer le plus de Bretons possible dans ma démarche ». Sa web-designeuse, Marie Noël, est vannetaise, son graphiste vêtement est Nantais… Les broderies et impressions sont « made in France », posées sur des tee-shirts et les sweets en coton bio fabriqués au Bangladesh, dans les ateliers éco-responsables qui portent le label « Fair Wear Foundation » et assurent des conditions de travail et des salaires corrects aux ouvriers.

« Toute ma collection de vêtements est en coton bio : c’est une qualité non-négociable qui fait partie intégrante de la marque Dandy Breton »

La première collection, sortie cet été, compte sept modèles. Des tee-shirts et des sweats pour hommes et pour petits garçons de 3 à 11 ans. « La mode masculine est un marché qui m’intéressait. Il n’y avait pas vraiment de gamme intermédiaire entre les vêtements pas chers mais peu qualitatifs et ceux qui sont de meilleure coupe mais beaucoup plus chers… » remarque Luca Salvatore. La marque Dandy Breton se situe entre les deux : ni entrée de gamme, ni haut de gamme. « Je veux proposer des vêtements de qualité en restant à des tarifs accessibles ».

Entre 30 et 40 € le tee-shirt, de 45 € à 60 € les sweats

La marque Dandy Breton propose des tee-shirts, sweats et accessoires pour hommes et petits garçons © Dandy Breton

Nouvelles collections en préparation

Très bien accueillie, la première collection estivale de sept modèles va d’ici peu être complétée par la gamme automne, actuellement en préparation. « J’ai envie de proposer des modèles sobres, avec la cocarde du logo à bretelles et noeud papillon, qui se suffit à lui-même. Le dandy pour moi, c’est quelqu’un qui aime s’habiller de façon classe, ce sont des vêtements qu’on doit porter au quotidien, au travail… » La gamme devrait proposer des chemises, des gilets de style Bombers, etc. Et la collection Noël est déjà en préparation…

Où trouver les vêtements Dandy Breton ?

A Vannes, à L’Atelier d’Hermine, 13, rue Saint Guenhael (près de la cathédrale)
A Rennes, boutique « Face B », 15 rue Hoche 
Sur la boutique en ligne : dandybreton.fr

Contact : www.instagram.com/dandybreton et www.facebook.com/dandybreton

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    Météo Vannes

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