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Vannes

Vannes, 100 ans après…

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Vannes est une belle ville, attirante, et consciente de l’intérêt de son patrimoine. Nous avons voulu savoir comment les Vannetais vivaient au début du siècle dernier, en comparant les photos conservées aux archives municipales de Vannes aux sites existants aujourd’hui.

Grâce aux éclairages d’historiens, d’archivistes et d’acteurs importants du patrimoine de la ville de Vannes, Le P’tit Zappeur vous dévoile cette expédition dans le temps. Bon voyage !

1. La place des Lices

Cette photo montre la place des Lices au début du siècle. C’est un espace allongé et en pente, de plan irrégulier, s’étendant dans le centre historique de Vannes. Elle communique au nord avec la cathédrale de Vannes (par la rue de la Monnaie) et au sud avec le port (par la rue Saint-Vincent et la porte Saint-Vincent). Elle est aussi en relations directes avec la place du Poids public et avec les remparts. La place mesure environ 200 mètres de longueur, pour une largeur moyenne de 25 mètres. On y remarque tout de suite le bâtiment avec la tour d’angle (nommé échauguette) sur la gauche, et les anciennes Halles de Vannes, avec sa mosaïque. Sur cette photographie, peu de monde dans les rues, mais les jours de marché, on y retrouvait une forte affluence… comme aujourd’hui !

Les Archives Municipales

« Cette jolie tour a été restaurée et a été parfaitement reconstruite à l’identique, y compris au niveau des matériaux. On nomme cette structure “échauguette”. Par contre, les Vannetais connaissent le bâtiment sous le nom d’hôtel de Francheville, mais nous venons de découvrir que son véritable nom est l’hôtel Mynier. »

 

François Ars

« Les échauguettes sont ce qui subsiste des tours d’angles : on pouvait mieux voir les assaillants arriver des deux côtés en cas d’émeutes urbaines et de partir en direction adverse. De style XVIIe siècle, elle servait surtout de décoration. Le bâtiment Mynier date, lui , du XVIe siècle, et repose sur des fondations encore plus anciennes. »

 

Bruno Bodard

« Ce qui est intéressant ici, c’est le bâtiment sur la droite : l’hôtel de Marboeuf, du nom d’un des protecteurs de Napoléon, dont on dit qu’il aurait pu être son père ! Sa mère Laetizia aurait suivi le comte en Bretagne en 1769, et le futur empereur serait né de cette liaison adultérine non pas à Ajaccio, mais à Sainte-Sève, près de St-Pol de Léon : Na -pour né – à Pol-Léon, qui donne Napoléon. »

2. La rue Joseph Le Brix

Cette rue bien connue des Vannetais est un carrefour important : dans son dos, la rue Thiers et l’Hôtel de Ville. Face à elle : la rue du Mené et l’avenue Victor Hugo, qui mène directement à la gare. Ce qui frappe ici, c’est ce bâtiment religieux à l’arrière-plan, qui a entièrement disparu : cette église sera remplacée par l’enseigne Monoprix dans les années 60. Il est frappant également de remarquer la largeur de la rue et ses larges trottoirs. Sur la droite de la photographie, on remarque l’Hôtel du Commerce et de l’Épée, qui comporte alors un important garage pour 20 voitures ouvert au sud. L’un des éléments décoratifs les plus intéressants est un oriel sur le pan à deux étages à balcons de fonte et vitraux peints, magnifiquement conservés aujourd’hui.

Les Archives Municipales

« Le bâtiment situé au fond est l’église Notre-Dame du Mené. Elle sera détruite en 1966, et le Monoprix lui succèdera en 1967. S’y trouvait aussi un internat de jeunes filles, dont le bâtiment existe encore avenue Victor Hugo. Plus étonnant : la petite rue Traversière abritait des bains-douches privés ! »

 

Hervé Laigo

« Cette église était très grande, et appartenait à une institution religieuse : “Les filles de la retraite.” C’était ouvert aux femmes, ce qui était assez exceptionnel, qu’elles soient bourgeoises, domestiques ou autre. Lors de la destruction du bâtiment, il n’y a eu aucune vague : pas de protestation de la part de la population. »

 

François Ars

« Ce n’est pas le premier édifice religieux à être détruit : la chapelle Saint-Michel, la chapelle du Faitil, la chapelle Saint-Julien, la chapelle Sainte-Anne, la Madeleine, les petites soeurs des Pauvres… Mais en même temps, on construit Pie X, St Guen, St Vincent Ferrier et Notre Dame de Lourdes au même moment, dans les années 60. »

3. La place de la Libération

Difficile de se rendre compte sur cette photographie d’époque que les voitures de la place de la Libération ont succédé aux marchés aux boeufs du début du siècle. Pourtant, ces deux photos ont été prises au même endroit. La place publique où se déroulait le marché aux bestiaux s’appelait à l’époque le “champ de foire”. Elle recevra son nouveau nom en 1964, pour célébrer le vingtième anniversaire de la Libération. Aujourd’hui, au-delà de l’aspect pratique du parking , la place est toujours réputée pour le restaurant à l’arrière-plan, dans le bâtiment de droite : “À l’Image Sainte Anne”, ouvert en 1948.

François Ars

« Au tout début, c’est le cimetière St-Michel, avec une chapelle. On le transforme en une place et la gendarmerie s’y installe en 1859. On ne voulait pas que les bestiaux traversent la ville, donc on les laissait là. Par ailleurs, c’était la place des condamnations publiques : on guillotinait ici jusqu’aux années 30. »

 

Bruno Bodard

« Il faut savoir que Vannes était un gros marché agricole : il y avait beaucoup de foires. La ville était à la fois une cité paysanne, militaire, catholique et bourgeoise. Très peu marine, car les vrais marins étaient des îles (île d’Arz et île aux Moines). Vannes, c’était plutôt du cabotage : des entrepôts, le port, etc. »

 

Les Archives Municipales

« La place du champ de Foire était destinée aux administrations départementales : préfecture, gendarmerie, direction départementale des Territoires et de la Mer. La place s’appelle toujours champ de foire lors du percement du boulevard de la Paix en 1955, avant de prendre son nom actuel en 1964. »

4. Les lavoirs

L’un des lieux les plus emblématiques de Vannes : qui aurait cru que ces vieux lavoirs attireraient autant les regards des touristes aujourd’hui ? Situés au pied des remparts, ils ne sont pas si anciens : construits entre 1817 et 1821, ils sont vieillis par leurs colombages. Les lavoirs incarnent surtout, avec les remparts et la Porte Prison, la prise de conscience des Vannetais de l’importance du patrimoine au début du siècle, qui lui apportera le succès que l’on connait, mais bien plus tard. Ils témoignent de la vie quotidienne des Vannetaises de l’époque, dans un décor qui ne disparaitra qu’avec l’essor des machines à laver individuelles. Aujourd’hui encore, les jardins des remparts sont une des images de carte postale de la ville de Vannes.

Bruno Bodard

« C’était quelque chose à l’époque : regardez le nombre de vêtements et de draps ! Les lavoirs sont l’ancêtre de Radio Vannes : les femmes s’y retrouvaient entre elles et faisaient naître les rumeurs. On voit aussi les vergers où à l’arrière on étendait le linge et qui vont devenir les Jardins des Remparts. »

 

Les Archives Municipales

« Vannes était une ville de garnison, il y avait donc beaucoup de familles d’officiers, et cela attirait beaucoup de femmes des terres : des laveuses et des blanchisseuses. Par la suite, dans les années 60, des familles pauvres y habitaient : les fenêtres étaient éclairées de faibles lueurs, et de gros rats traversaient la route… »

 

François Ars

« Les vergers appartenaient à l’évêché. Puis ils ont été vendus en partie à des privés et la mairie a racheté ces vergers dans les années 1920. C’est ainsi que Francis Decker (l’ancien maire de Vannes de 1945 à 1965) a pu en faire des jardins : il a réalisé un coup de maître, car pendant des décennies, les gens ne parlaient que des “Jardins des Remparts”… »

5. La rue Billault

Les Vannetais connaissent ce très joli bâtiment sous plusieurs noms : “Au Progrès”, “Le Saint-Rémy”, “Le Biberon”, “Burton”. Commencé en 1912, le chantier est terminé en 1923, la Première Guerre mondiale ayant ralenti les travaux. Cet immeuble illustre la naissance des grands magasins avec l’intervention dans les plans d’un architecte et l’utilisation de nouveaux matériaux comme le ciment armé. La restauration de l’édifice a remis en valeur ses proportions : les deux ailes latérales reliées sous un dôme circulaire avec le traitement en rotonde de la partie d‘angle, ainsi que la décoration néo-classique des façades. Les œils-de-bœuf du dôme, prévus dans les plans initiaux, mais jamais réalisés, ont été restitués.

François Ars

« Une des grandes constructions d’ Edmond Gemain, qui sera maire de Vannes pendant la guerre, de 1941 à 1944. Il a été obligé de suivre toutes les directives allemandes : à la Libération, il a été mis de côté. Aujourd’hui, c’est le seul maire qui n’a pas son nom sur une plaque. C’était surtout un très grand architecte .»

 

Hervé Laigo

« Regardez le style du rez-de-chaussée, avec ces arcades courbes qui s’avancent vers la rue : il était en avance sur son temps, car on ne retrouve ce style qu’à partir des années 20 et l’essor de l’Art Nouveau. Le surnom Burton, c’est nouveau, on l’appelait le Progrès au départ (symbole du commerce industrialisé) puis le Saint-Rémy. »

 

Les Archives Municipales

« Ce bâtiment est un immeuble de rapport, car il rapportait un retour sur investissement au propriétaire. Édifié pour un certain monsieur Chevreau, il est typique de ce style très prisé à Paris, avec des commerces au rez-de-chaussée et à l’entresol et des logements dans les étages supérieurs, y compris dans le dôme. »

6. Le port

Le port de Vannes est aujourd’hui très prisé des habitants et des touristes : grâce à sa situation en plein coeur de la ville et ses récents travaux d’aménagements (esplanade piétonne, capitainerie, kiosque culturel, office de tourisme), c’est devenu le coeur battant de la ville. Mais cela n’a pas toujours été le cas : le port se vidait à marée basse, et les odeurs étaient souvent peu supportables. Ce n’était pas alors un port prestigieux, en partie à cause des nombreux tas de cailloux et son envasement récurrent. Au printemps 1977, la mise en place d’une porte à marée garantissant l’existence d’un bassin à flot change la donne : devenu attirant, il devient l’un des plus actifs de Bretagne-Sud. D’une profondeur minimum de 2,10m, il accueille 230 bateaux, donc 170 emplacements réservés à des occupations annuelles.

Hervé Laigo

« Les Vannetais vivaient par quartier : nous connaissions ceux qui vivaient sur le port, rue Saint-Vincent, place du Poids Public et le bas de la rue Thiers : au-delà, terra incognita ! On achetait la sardine aux marchandes venues de Houat qui sillonnaient la ville en criant “À la fraîche, à la fraîche !” avec les sardines enveloppées dans du papier journal ! »

 

Les Archives Municipales

« Le port était un lieu de commerce pour les drapiers et surtout pour les poteaux de mines, qui servaient à consolider les galeries souterraines. Ces poteaux partaient par bateaux de Vannes vers le pays de Galles, puis les bateaux revenaient chargés de charbon, qui partait directement à l’usine à gaz. Ce commerce commencera à décliner avec l’arrivée du train en 1862. »

 

Bruno Bodard

« Jusqu’à la mise en eau du port, c’était un quartier repoussoir. En plus, on y trouvait beaucoup de cailloux et des gravats. Un film me vient en tête : “L’Homme du large” de Marcel Lherbier, réalisé en 1920, adapté d’une pièce de Balzac. Le film est censé se passer à Batz-sur-Mer, mais a été tourné à Vannes ! »

7. La place du Poids Public

Cette place, anciennement place du Poids Ducal puis place du Poids Royal, est renommée ainsi à la Révolution. De tradition commerçante, elle servait à la vérification des poids et des mesures de marchandises qui s’effectuait à cet endroit. Elle fait partie des nouveaux aménagements lors de l’agrandissement de la ville vers le sud, à la fin du 14e siècle. C’est un espace gagné sur la mer : les installations portuaires s’étendaient alors jusqu’à cet endroit.  Les maisons à pans de bois du nord – ouest de la place témoignent de la première urbanisation aux 15e et 16e siècles. Lors de la Révolution, le roi perd son monopole de la mesure, et, dans un geste laïc, la place est renommée “Place du Poids Public”. Aujourd’hui, elle reste le lieu d’un marché réputé se tenant tous les mercredis et samedis.

François Ars

« Ce type de lieu (les marchés ouverts) est l’un des rares endroits où les gens de la ville se mélangent aux gens de la campagne. Regardez cet homme à droite sous le café des Arts : il est accompagné d’un vélocipède, qui connaissait ses débuts et était donc réservé aux personnes aisées. »

 

Bruno Bodard

« Le Café des Arts et son bâtiment ont été détruits vers 1923-1924, car il fallait élargir la rue Noé pour deux raisons : d’une part l’essor de l’automobile, et d’autre part les accès pompiers, à une époque où les incendies pouvaient être gravissimes. On remarque par ailleurs les coiffes typiques des Vannetaises, dites “à la mode d’Auray”. »

 

Hervé Laigo

« Ce qui me frappe, ce sont les femmes qui, jusqu’aux années 50, allaient à la poissonnerie ou au marchand de légumes en nous réveillant à 6 heures du matin avec leurs charrettes à cheval ! Elles partaient depuis Séné, et parfois à pied, avec le panier de légumes sur la tête ! Les coiffes ont disparu après. »

Les intervenants

Pour nous éclairer sur l’histoire de ce patrimoine vannetais, plusieurs experts sont venus apporter leur témoignage et partager leurs savoirs.

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Commerces

H&M à Vannes un rêve concrétisé ?

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Les Vannetais attendaient ça depuis des années. Voilà chose faite, le 25 avril à 11h, la célèbre enseigne suédoise de prêt-à-porter ouvrira ses portes rue de Mené avec une surprise pour ses visiteurs.

Il aura fallu une dizaine d’années de tergiversations pour que le H&M de vannes ouvre enfin ses portes. Un combat difficile mené par le maire et les parties prenantes du projet.

Le concept dans sa totalité

Les consommateurs de la marque qui avaient pour habitude de se rendre à Lorient vont être ravis. H&M s’installe rue de Mené, et débarque avec tout le concept qui a fait son succès. La boutique d’une surface de 1900 m2 accueillera toute la gamme connue : femme, homme, enfants, jeunes ainsi qu’un espace inédit nommé H&M beauty, une ligne de cosmétique et d’accessoires. Les soucieux pourront donc se rassurer, car ils retrouveront ce qu’ils connaissent de l’enseigne, de manière adaptée à la ville de Vannes bien sûr. De plus, les 100 premiers arrivés le jour de l’inauguration se verront octroyer une jolie carte cadeau d’un montant de 20€ à consommer le jour même.

Un projet faramineux

Une dizaine d’années, c’est le temps qu’aura pris H&M pour s’implanter à Vannes, et c’est justifié tant le projet aura connu des hauts et des bas. Le chantier aura duré presque un an, mais il dévoile une bâtisse moderne tout en verre créant un contraste bienvenu avec les bâtiments anciens. Les habitants de la rue de Mené peuvent maintenant souffler, ils vont pouvoir profiter d’une rue sans travaux et surtout redynamisée grâce à la venue de cet établissement sur lequel le maire compte.

L’envie de booster l’intra-muros

Le port est un aimant. La vie vannetaise se situe principalement dans cette zone pour le plaisir des commerçants du port, mais pour le désarroi de ceux du centre. C’est dans cette dynamique que l’installation rue de Mené d’H&M s’appuie. Ancienne artère commerciale principale de Vannes, la rue s’est vue vidée petit à petit de ses visiteurs. La société suédoise devrait équilibrer le problème et profiter aux commerces de l’intra-muros.

De nouveaux emplois

Une entreprise de la taille d’H&M rime souvent avec emplois. Sans surprise, vingt emplois seront directement assurés, dans l’espoir que ce chiffre augmente par la suite. Une augmentation fort possible aux vues des chiffres espérées, pas moins 500,000 personnes chaque année. En soit, rien de bien étonnant pour une ville touristique comme Vannes. Rendez-vous le 25 avril à 11h pour assister à l’inauguration du magasin et qui sait, repartir avec 20€ de carte cadeau.

ADRESSE :

Rue de Mené – 56000 VANNES

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Scolarité

Que valent les lycées Vannetais ?

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À moins de quatre mois de la fin de l’année scolaire, l’Éducation nationale a publié son rapport annuel concernant les performances des lycées français. La majorité des établissements Vannetais, qu’ils soient généraux, technologiques ou professionnels enregistre de bons résultats.

Les « indicateurs de résultats des lycées » permettent aux familles de comparer les lycées par rapport à leur taux de réussite au baccalauréat, mais également par rapport à la probabilité que l’élève obtienne son bac après avoir été dans ce lycée depuis la classe de seconde (taux d’accès). Des chiffres donc très regardés au moment des inscriptions dans les classes supérieures. Cette année, pour plus de transparence sur les résultats des lycées, un nouvel indicateur a été ajouté, avec la mention.

Les lycées professionnels

Dans le paysage vannetais, le lycée privé Notre Dame le Ménimur fait figure d’exception. Il est, en effet, le seul à enregistrer un taux de réussite au bac professionnel exceptionnel : 100%. De plus, avec un taux d’accès (*) de 89%, il se situe en tête du classement tous types lycées confondus. Le lycée privé Saint-Joseph La Salle obtient un taux de réussite 95%, devant le lycée privé Saint-Georges (92%) et le lycée public Jean Guehenno (82%). Les taux d’accès oscillent entre 89% (Notre Dame le Ménimur) et 70% (Saint-Joseph La Salle).

Les lycées généraux et technologiques

Avec 99% de réussite au bac, le lycée privé Saint-Paul arrive en tête des lycées à Vannes, devant le lycée privé Saint-François-Xavier (98%), le lycée privé Notre Dame le Ménimur (97%), le lycée public Alain René Lesage (95%), le lycée privé Saint-Joseph La Salle (94%) et enfin le lycée public Charles-de-Gaulle (91%). Leurs taux d’accès varient entre 87% (Alain René Lesage) et 77% (Notre Dame le Ménimur).

Inégaux face au taux de mention

Pour la première fois, l’éducation nationale publie les taux de mention de chaque lycée de France. Ce nouvel indicateur, qui peut être considéré comme discriminant en favorisant les établissements prestigieux, permet néanmoins de souligner les plus méritants. Si les taux de réussite au baccalauréat ne varient que de 7 points pour les lycées généraux et technologiques (de 91% à 98%), les taux de mention, eux, connaissent un important écart entre les établissements de Vannes. Ainsi, le taux de mention de Saint-Paul grimpe à 75% alors que celui de Alain René Lesage plafonne à 49%.

(*) : taux d’accès : probabilité que l’élève obtienne son bac après avoir été dans ce lycée depuis la classe de seconde.

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Commerces

Vannes, le plus beau marché de France ?

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Après avoir choisi leur « Village préféré », les Français sont appelés à élire « Le plus beau marché de France ». Des concours nationaux qui mettent en lumière nos terroirs comme pour Vannes en phase finale du concours.

En début d’année, Jean-Pierre Pernaut lançait dans le journal de 13 heures de TF1 un concours national qui fait saliver les papilles : « Votre plus beau marché ». Celui de Vannes a été choisi par les internautes pour représenter la Bretagne.

Un concours national avec 400 000 votes

Le plus beau marché de France sera peut-être celui de Vannes ! C’est en tout cas ce qu’espèrent les habitants et les commerçants de la ville qui encourage les habitués et les visiteurs à voter, en ligne, sur le site de mytf1.fr. Ce concours national a été lancé par le présentateur Jean-Pierre Pernaut, dans le journal de 13 heures de TF1. Avant la mise en place du vote national, des votes régionaux avaient été organisés au cours desquels le Grand-Ouest avait élu ses représentants : le marché de Vannes (Bretagne), le marché de Saint-Lô (Basse-Normandie), le marché de Dieppe (Haute-Normandie) et le marché de Nantes (Pays de la Loire). 400 000 votes ont été comptabilisés, au total et sur tout le territoire, lors du vote régional. Dans cette dernière et ultime étape, ce sont 24 marchés français qui sont en phase finale face à celui de Vannes.

Zoom sur le marché des Lices

Situé place des Lices et ses alentours, le marché de plein air de Vannes est un rendez-vous bihebdomadaire incontournable du centre-ville. Il s’y installe le mercredi et le samedi de 8 h à 13h30. À proximité se trouve la Halle des Lices. Une trentaine de commerçants la composent. Elle est ouverte, toute l’année, du mardi au dimanche de 8 h à 14 h (tous les jours du 1er juillet au 31 août). Pour ce qui est de La Halle aux poissons, elle est en travaux depuis le 18 janvier et jusqu’au 11 avril. Pendant les travaux, l’activité sera délocalisée devant le château de l’Hermine, rue Porte-Poterne.

Votez pour vannes !

Les internautes ont jusqu’au début du mois de mai pour voter et élire leur marché préféré. Chaque semaine, ceux-ci sont à l’honneur lors de reportages diffusés lors du journal de 13 heures. Le nom de la ville gagnante sera annoncé en direct dans le journal de 13 heures lors d’une page spéciale consacrée à l’événement, organisée autour de reportages et de directs avec les différents correspondants présents en région. « Depuis toujours, l’édition du 13 heures s’attache au quotidien des Français, à travers les reportages que nous réalisons avec nos correspondants dans les régions, tout au long de l’année. Le marché, lieu de vie et d’échange, où l’on rencontre les producteurs et les artisans, est l’un des endroits où s’exprime le mieux la convivialité et la réalité d’une région. On y entend les accents, les langues régionales et on y hume les spécialités », a expliqué Jean-Pierre Pernaut. Le concours du plus beau marché de France est en tout cas une belle vitrine pour Vannes, ses artisans, ses commerçants et plus largement ses habitants.

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    Météo Vannes

    déc. 18 - mar.
    Vannes, France
    10°C légère pluie
    Jour Cond. Temp.
    mar 12/18
    pluie modérée
    11/11°C
    mer 12/19
    pluie modérée
    10/11°C
    jeu 12/20
    pluie modérée
    11/13°C
    ven 12/21
    forte pluie
    13/13°C
    sam 12/22
    forte pluie
    13/13°C

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